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Lettres aux investisseurs
Chaque année, je m'assois et j'écris une lettre que je serais fier de signer même si les résultats sont mauvais. Parce que la qualité d'une lettre aux investisseurs ne se mesure pas dans les bonnes années — elle se mesure dans les mauvaises. Ces lettres sont le reflet le plus honnête de qui je suis comme investisseur. Lisez-les avant de me faire confiance — c'est exactement pour ça qu'elles existent.

La performance — honnête et contextualisée
Pas juste le chiffre brut. Pourquoi ce rendement, dans quel contexte de marché, et est-ce que je mérite vraiment de le revendiquer — ou est-ce que le marché m'a simplement porté.

Les thèses gagnantes — l'autopsie du succès
Ce qui s'est passé avec Gold. Ce qui s'est passé avec FIX. Pas pour me féliciter — pour documenter le raisonnement qui a fonctionné, et comprendre pourquoi.

Les erreurs — la partie que personne n'écrit, mais que tout le monde devrait
Ce que j'ai mal évalué. Ce que je referais différemment. Sans excuses, sans blâmer le marché. C'est la section la plus courte à lire et la plus longue à écrire.

L'état du marché — ce que je vois que les autres ne voient pas encore
Pas des prédictions. Des observations. Les valorisations actuelles, les secteurs que je surveille, les signaux que je lis dans les bilans avant qu'ils apparaissent dans les manchettes.
Lettre aux Investisseurs — 2026
À mes investisseurs,
2026 a été une année de bruit. Des marchés instables, des manchettes anxieuses, des investisseurs qui couraient dans tous les sens en cherchant une direction que personne ne pouvait leur donner avec certitude. Dans ce contexte, j'ai fait la même chose que d'habitude : j'ai fermé les nouvelles, ouvert les bilans, et cherché la valeur là où la panique l'avait temporairement cachée.
Cette lettre est le compte rendu honnête de cette année — ce que j'ai bien fait, ce que j'aurais dû faire autrement, et ce que je vois venir que le marché n'a pas encore pleinement compris.
Sur le marché — naviguer l'instabilité sans la subir
2026 a confirmé une chose que je répète depuis mes débuts : la volatilité n'est pas un risque pour l'investisseur patient. C'est une opportunité déguisée en menace. Les marchés ont été profondément instables cette année — incertitude macroéconomique, tensions géopolitiques persistantes, repositionnement brutal des capitaux institutionnels. La plupart des investisseurs ont vécu cette instabilité comme une souffrance. Moi, je l'ai vécue comme un catalogue de soldes.
La différence entre les deux, c'est uniquement une question de préparation. Quand on sait ce qu'on possède et ce que ça vaut, la volatilité n'a plus de prise sur vous. Elle devient presque abstraite — un bruit de fond pendant que les entreprises continuent de générer des flux de trésorerie, d'élargir leurs moats, de composer silencieusement pour leurs actionnaires.
Sur mes convictions — trois entreprises, trois thèses
Cette année, mes positions les plus significatives convergent autour d'un principe commun : des entreprises extraordinaires, momentanément sous-évaluées dans un marché trop occupé à paniquer pour faire le travail fondamental.
Amazon. Beaucoup voient encore Amazon comme un détaillant en ligne. C'est une erreur d'analyse que je trouve presque réconfortante — elle maintient une décote que je n'ai aucun intérêt à corriger trop vite. La réalité, c'est qu'Amazon est une infrastructure. AWS est l'un des oligopoles les plus solides de l'économie numérique. La division publicité génère des marges que personne ne regardait il y a trois ans. Et le tout est disponible à une valorisation que je qualifie simplement de raisonnable pour ce niveau de qualité. Quand une entreprise de cette envergure est raisonnable, j'achète.
Microsoft. Le cas Microsoft est différent — c'est une entreprise que le marché comprend bien, mais qu'il continuait malgré tout à sous-évaluer dans le contexte de 2026. L'intégration de l'intelligence artificielle dans son écosystème Office et Azure crée un levier de monétisation que la majorité des modèles n'a pas encore pleinement intégré. Un moat qui se renforce avec chaque nouvelle entreprise qui s'ancre dans l'écosystème. Ce n'est pas une position excitante à expliquer — c'est simplement une évidence que j'ai acheté à un prix qui offrait une marge de sécurité confortable.
Mastercard. Ma conviction la plus profonde. Mastercard ne prête pas d'argent — elle perçoit un péage sur chaque transaction financière de la planète, dans 210 pays, avec une infrastructure que personne ne peut dupliquer. Pas de risque de crédit. Des marges structurellement élargies. Un réseau dont la valeur augmente avec chaque nouvel utilisateur. Dans un monde qui migre inexorablement vers le paiement numérique — en Afrique, en Asie, en Amérique latine — Mastercard est simplement assis sur le chemin de l'inévitable. J'attends. Je serai récompensé.
Sur mon erreur — la section que je pourrais éviter, mais que je n'éviterai pas
J'ai gardé une partie de ma position en or trop longtemps.
La thèse initiale était solide — elle l'est toujours pour partie — et j'avais eu raison avant tout le monde. +50% sur la première tranche, vendue au bon moment, quand le consensus avait finalement rattrapé mon analyse. Mais j'ai conservé le reste par une forme d'attachement intellectuel à une thèse qui avait déjà fait son travail. Ce n'est pas de la discipline. C'est de la complaisance.
La leçon n'est pas nouvelle — Buffett l'a écrite mieux que moi il y a quarante ans — mais elle mérite d'être répétée : une thèse a une durée de vie. Quand elle est épuisée, il faut la lâcher. Pas parce que l'entreprise ou l'actif est mauvais, mais parce que le capital a toujours un coût d'opportunité. Chaque dollar immobilisé dans une thèse révolue est un dollar qui n'est pas dans Amazon, Microsoft ou Mastercard.
Je ne referai pas cette erreur de la même façon. J'en ferai probablement une autre. C'est le contrat implicite de ce métier.
Sur ma conviction la plus forte pour la suite — le crédit privé
Voici ce que je vois que beaucoup n'ont pas encore pleinement intégré : les institutions financières traditionnelles sont en train de récupérer un terrain qu'elles avaient perdu au profit du crédit privé.
Le crédit privé a explosé ces dernières années — des acteurs comme des fonds non cotés ont capté des milliards en promettant des rendements attractifs avec une volatilité apparemment faible. Apparemment. Parce que la volatilité faible d'un actif illiquide n'est pas de la stabilité — c'est de l'opacité. Et cette opacité commence à se fissurer. Des valorisations qui tardent à refléter la réalité. Des problèmes de liquidité. Des write-downs silencieux qui annoncent des corrections plus visibles.
Dans ce contexte, les grandes institutions financières — celles qui ont des bilans solides, une base de dépôts stable, une infrastructure réglementaire établie — reprennent structurellement de l'attrait. Le marché ne l'a pas encore pleinement pricé. Moi, si.
Ce n'est pas une prédiction macroéconomique. C'est une observation fondamentale sur la rotation du capital — et les entreprises qui en bénéficieront le plus durablement.
Sur où j'en suis — personnellement
Je suis confiant. Pas de la confiance de celui qui n'a jamais été blessé par les marchés — j'ai fait des erreurs, j'en documenterai d'autres. Mais de la confiance de celui qui comprend sa méthode, qui lui fait confiance, et qui sait exactement pourquoi il possède chaque position dans son portefeuille.
À 19 ans, je gère du capital avec une rigueur que beaucoup d'institutionnels n'appliquent pas. Non pas parce que je suis exceptionnel — mais parce que j'ai choisi très tôt de faire le travail sérieusement, sans raccourcis, sans suivisme. Cette décision prise à 15 ans est la meilleure que j'aie jamais prise.
Le chemin vers ce que je veux bâtir est long. Je n'en suis qu'au début. Et c'est exactement pour ça que je suis confiant.
En conclusion
2026 a été une année de conviction — trois positions fondamentales bâties sur des thèses solides, une erreur assumée sans détour, et une vision claire de ce qui vient. Pas de bruit. Pas de précipitation. Du travail, de la patience, et la discipline de rester moi-même quand le marché suggère de faire autrement.
C'est tout ce que j'ai à offrir. C'est suffisant.
— Cameron
Fondateur